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jeudi 17 janvier 2013

Techniques sportives -Haies

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Techniques sportives -Haies Athlétisme Avant le franchissement




Avant le franchissement il faut accroître la vitesse horizontale à l'impulsion
Je réduis la dernière demi-foulée pour un passage rapide du bassin au-dessus de l'appui.
Je mobilise rapidement la jambe libre fléchie et monte le genou.
Je garde bassin et tronc "haut" à l'attaque.
J'équilibre avec l'épaule opposée.
Je maintiens le regard au loin.
Je repousse le sol au maximum.

Pour franchir vite , il faut que la flèche de la trajectoire soit la moins élevée possible. Pour ce faire, l'impulsion ne doit pas être orientée vers le haut mais vers l'avant, elle devra donc être prise relativement loin de l'obstacle.
A partir de l'observation de la photo ci-dessus, on imagine aisément la distance d'attaque. On remarque également que la flèche de la trajectoire est juste suffisante pour placer le bassin légèrement au-dessus de la latte.

Techniques sportives -Haies Athlétisme -Après le franchissement




Après le franchissement il faut maintenir une attitude de course en retrouvant rapidement les appuis

Je rabats vivement la jambe d'attaque après la haie.
J'ouvre la jambe d'impulsion en abduction rotation externe et ramène le genou haut.
Je retrouve un appui dynamique pleine plante.
Je résiste à l'écrasement en maintenant le bassin haut.
J’engage immédiatement le second appui de reprise.
Dès que la jambe libre est engagée au-dessus de l'obstacle, elle est violemment rabattue vers le sol de façon à ce que l'appui de reprise se pose activement sous le bassin. La tonicité du pied est impérative pour une reprise dynamique en plante.

Non seulement il faut équilibrer dans un plan vertical (abaissement violent de la jambe d'attaque), mais également dans un plan horizontal, car le retour de la jambe d'impulsion va s'effectuer avec une forte composante de rotation dans un plan horizontal.

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LES HAIES

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LES HAIES

Définition de l'activité 
Il faut être capable de courir le plus vite possible sur une distance donnée en maîtrisant la relation espace temps et le franchissement d’obstacles placés à intervalles réguliers. 
L'athlète doit être capable d'aller le plus vite possible en tenant compte de la hauteur de l'obstacle et de la distance inter obstacles. 
Il doit donc résoudre la contradiction qui dit que pour franchir une haie, il faut s'élever mais il faut savoir que plus je m'élève plus je perds de la vitesse. 
1) Règles fondamentales 
Présence d’obstacles sur la piste. La distance entre le départ et la 1e haie ainsi que la distance inter obstacle et la hauteur des haies sont définies suivant l’age (Benjamins, Minimes, Cadets, Juniors/Espoirs, Seniors Vétérans), sexe (Masculin, Féminin), distance course (50H, 80H, 100H, 110H, 250H, 320H, 400H )
Règlement : ne pas quitter son couloir, ne pas gêner l' adversaire, franchissement de la jambe à l’extérieur de la haie, toucher une haie avec les mains ou bien encore faire tomber volontairement l'obstacle.
     Technique du franchissement des haies : liaison course impulsion, équilibration dans l'espace et reprise.  
2 ) Rôles sociaux inhérents 
Les chronométreurs sont placés au niveau de la ligne d’arrivée. Ils sont de 1 à 2 par coureur et déclenchent le chrono au moment du coup de pistolet (flamme) et l’arrêtent quand la ligne d'épaules coupe la ligne d’arrivée. 
Le starter décide du départ, placé de façon à être vu par les chronos, vérifie la position des athlètes, annonce le début de la course par les commandements :" A VOS MARQUES  - PRET - DEPART" 
Les juges à l’arrivée, les commissaires de course surveillent les éventuelles fautes. 
3) Classes de problèmes généraux  
La recherche d'un compromis entre un système de propulsion et un système d'équilibration.
         La recherche d'un compromis entre les exigences des trajectoires et les exigences de l'organisme producteur d'énergie.
         La recherche d'un compromis entre un fonctionnement corporel à vitesse élevée avec un nécessaire précision d'action.
         Créer une continuité dans leur course rythmée par l’alternance haie/espace inter obstacle. Il faut donc à la fois prendre des repères à la fois sur l’espace et sur lui-même pour avoir des situations motrices efficaces et bien situées dans le temps et l’espace.
         Problèmes posés par la course : espace de mise en action et de préparation à l’appel : créer une vitesse optimale avant la première haie, prise d’appel optimale (2/3 du franchissement global et 1/3 à la reprise )  > problème lié à l’étalonnage de cet espace avec la nécessité de prendre des repères sur la position du starting blocs, distance et hauteur de la 1e haie pour gérer le rapport amplitude/fréquence des foulées et prendre un pied d’appel à une distance idéale de la haie sans perdre trop de vitesse.
Problème moteur : s’organiser pour prendre de la vitesse et prendre des repères pour se préparer à l’appel. Mais le déséquilibre avant  peut entraîner des problèmes émotionnels et informationnels.  Avoir des appuis propulsifs différents de la marche > course de vitesse.
         Problème informationnel : modification de la position de la tête et du tronc. 
Franchissement de la haie : parvenir à diminuer au maximum son temps de suspension donc à se redresser assez rapidement après le départ afin de se trouver dans des conditions optimales de franchissement et élever le moins possible son Centre de Gravité .
La réussite du franchissement découle de la mise en relation : distance de l’appel/hauteur de la haie. (la distance d'impulsion ne sera pas la même entre un coureur de 110H (106cm) et une coureuse de 100 H (84cm)
Problème affectif : du à la présence des obstacles, à leur hauteur, de la distance et de l'enjeu de la course.
Accepter l’engagement du tronc vers l’avant et le fait de s’élever le moins possible. (éviter une oscillation du bassin trop importante > elle doit être quasi rectiligne sur le franchissement)
         Problème info : quitte ses appuis terrestres lors des phases de suspension et doit s’équilibrer avec les membres supérieurs.
         Problème bio-mécanique : le franchissement des haies demande une certaine technique (action/réaction) / mais également également au niveau de la souplesse des segments inférieurs)
         L'intervalle : problèmes moteurs et infos liées au fait qu’il faut parvenir à mêler équilibre, reprise après la haie et propulsion en supprimant au maximum la phase d’amortissement. Recréer ou conserver la vitesse après le franchissement : nécessité de rythmer l’espace inter obstacles et organiser ses actions, notion d’automatisation.
 4) Classes de problèmes spécifiques à la course de haies
         Problèmes spécifiques par rapport à la dépense énergétique:
         Le coureur doit gérer ses efforts suivant la distance de la course qui peut être en compétition de 110 ou de 400 mètres.
Système anaérobie alactique, anaérobie lactique, aérobie, développer les capacités d’explosivité, d'endurance de force.
         Problèmes spécifiques par rapport à la hauteur de haie:
         Si la haie est assez haute, il sera difficile pour un petit gabarit de construire une trajectoire longue et rasante (106cm pour un 110m H Jun/Esp/Sen).
         On notera d'ailleurs la difficulté lors du passage Cadet / Juniors dans cette discipline (91cm > 106cm soit 15cm en 1année)
 Problèmes spécifiques par rapport à l'intervalle inter obstacles:
     Un coureur a un pied d'appel dominant pour franchir la haie. Son nombre de foulées entre les haies doit donc être pair pour qu'il puisse prendre appel toujours avec le même pied.
         Au niveau du 400m H, ce problème ne doit pas gêner le coureur. Il doit être capable de franchir l'obstacle des 2 jambes pour des raisons tactiques et énergétiques.
 Problème affectif : 
Les haies plus hautes donc plus impressionnantes : appréhension, crainte, stress
 Problème info : 
Prendre des infos en situation d’urgence temporelle et enchaîner les actions le plus vite possible.  
5) Analyse
 a) Le Franchissement 
         Il est différent du saut. C'est une impulsion sous forme de foulée de franchissement,  un bond supposant une liaison entre la course et l'impulsion puis une reprise de course après le temps de suspension (réduire au maximum ce temps de suspension > reprise course).     
-         La phase d'impulsion d'une grande tonicité sur laquelle le grand axe du corps s'érige avant de basculer. La jambe dite d'attaque est lancée au dessus de l'obstacle , après que son genou ait été porté fléchi  à la hauteur de la latte. Dans cette phase, l'oscillation du bras opposé à cette jambe est plus longue vers le haut et l'avant. 
-         La phase de suspension au cour de laquelle le franchissement s'effectue par une très ample dissociation des jambes au dessus de la haies. Le buste et la jambe d'attaque se rapproche (angle aigu). Les actions de bras coordonnent la recherche d'équilibration par synchronisation  avec celle des jambes.  
-         La phase de réception où l'alignement du grand axe du corps avec l'appui de réception à l'aplomb du bassin est la condition déterminante pour une reprise de course sans blocage.
b) Le rythme inter obstacles
         La course inter obstacles du 110m H/100H est différente de celle du 400m H. Pour les raisons morphologiques, physiologiques et tactiques.
 La distance entre, et la hauteur des haies sont les suivantes pour les courses olympiques :
    Ø      110 m haies (1.06m) avec des intervalles de 9.14m pour les hommes.
Ø      100 m haies (0.84m) avec des intervalles de 8.50m pour les femmes.
( 3 foulées exigées dans l'intervalle)
    Ø      400m haies  (0,91m) avec des intervalles de 35m pour les hommes.
Ø      400m haies (0,76m) avec des intervalles de 35m également pour les femmes
(variation de 12 à 18 Foulées selon le niveau)
         ·        110m H
L'intervalle de cette course se compose en 3 foulées. La 1ère est plus petite, elle correspond à la réception du franchissement et reprise de course. Cette foulée est contraignante car perturbée par le retour de la jambe d'impulsion qui devient esquive. Le centre de gravité est haut sur le 1er appui et descend légèrement sur le 2e appui. Le 1er appui doit être un appui de course (alignement > pied -genou - bassin  - épaule). Le deuxième appui doit permettre à l'athlète de poursuivre son accélération  avec un appui solide sur l'avant pied, une conservation de l'orientation du corps vers l'avant et accorder une importance au placement du bassin.
 La 2e foulée est la plus grande. Elle correspond à la recherche de l'augmentation de vitesse et de ré équilibration d'une action de course. Cette foulée est proche du sprint plat. Le centre de gravité est plus bas.
La 3e foulée prépare à l'impulsion, elle met le centre de gravité sur une rampe de lancement et lors de cette 3e foulée, le centre de gravité ne cesse de monter et lors de l'impulsion, on doit retrouver un alignement du corps.
Les hurdlers de haut niveau prennent des risques très importants sur la technique de franchissement proche de la perfection avec un centre de gravité ne s'élevant  pratiquement pas, un engagement du bassin et une reprise jambe d’attaque très active après la haie.
Des actions de plus en plus propulsives et de moins en moins équilibratrices . grâce à l’entraînement et l'automatisation des courses.  
·        400m H
 Le 400m H est une épreuve totalement différente du 400m. C'est une course inter obstacle où des problèmes de gestion des foulées se posent.
A haut niveau, la différence des foulées entre le 1e  (13 foulées) et le dernier va de 0 à 2 foulées. Edwin MOSES est le seul coureur à avoir réussi 13 foulées du départ à l'arrivée.
Mais dans le cas fréquent le nombre de foulées est de 2 avec 13 foulées jusqu'à la 5e haies, 14 foulées à la 6e et finir en 15 foulées le reste de la course.
Descriptif des 200 premiers mètres
         Cette première partie de parcours doit être courue avec le même nombre de foulées. L'athlète doit avoir la sensation de courir vite et facile (impression d'aisance). Cela revient à choisir un rythme proche de sa foulée naturelle. En effet, "trop tirer" amène la fatigue et trop "en dedans" constitue une contrainte coûteuse en énergie.
  
         Départ 1e haie
         Tenter d'adopter un rythme correspondant au rythme inter obstacle
 
         Selon une étude d'Olivier BELLOC, spécialiste sur les études du 4H,nous a démontré que cela était souvent remis en cause.
         Dans la mesure du possible, il faut chercher à se positionner dans les blocs de manière à franchir la 1e Haie, attaque jambe Gauche (hormis un choix tactique). Il sera important de rechercher une grande précision de l'attaque de cette 1e haie, car elle conditionne le reste de la course.
         Adaptation 2e virage
         C'est l'enchaînement de la 5e à la 8e, là ou bon nombre d'athlètes ajoutent 1, voire 2 foulées, ce qui modifie le rythme de la course. Toute faute crée une brusque décélération qui sera difficilement enrayable avec l'apparition de la fatigue. L'athlète devra donc s'appliquer à perdre le moins de vitesse possible lors du rajout de la foulée. En d'autres termes, si un athlète diminue son amplitude pour ne pas réduire sa vitesse de déplacement, il devra augmenter sa fréquence.
         Dernier 100m
         Cette dernière ligne droite dépend très souvent des efforts fournis antérieurement. L'objectif restera de franchir les 9e et 10e haies sans se désunir, en restant vigilant et en adoptant si possible une tactique permettant de finir sur sa meilleure jambe.
         Les 40 derniers mètres posent le problèmes de passer  d'un rythme de course inter obstacles à un sprint final. Néanmoins, cette modification de l'amplitude devra être peu marquée.

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BIODYNAMIQUE DU PASSAGE DE HAIES

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BIODYNAMIQUE DU PASSAGE DE HAIES


V. TJUPAS


Legkaja Atletika (URSS) n°12 - 1978





COMMENTAIRE

Cette analyse a été réalisée à partir de mesures faites à l'aide de plateformes dynamométriques placées à l'impulsion et à la réception d'un obstacle, doublées pour 5 athlètes, d'une prise de vues. Cette étude particulièrement intéressante a le mérite d'être objectivée par des mesures précises à partir desquelles on est amené à d'autres observations en complément de celles de l'auteur.

Il serait judicieux de procéder à une étude comparée des résultats recueillis à partir d'athlètes de niveau identique, s'organisant de façon différente par nécessité morphologique, et de pouvoir emmagasiner les images et aussi les mesures des forces lors de l'avant dernier appui ainsi que les vitesses de franchissement.

F. URTEBISE

Dans tous les articles traitant de la technique de la course de haies, on oublie très souvent de mentionner certains éléments très importants comme les caractéristiques biomécaniques intra-cycliques et en particulier les différentes phases des forces articulaires.

Pour notre part nous avons traité le problème de la façon suivante : partant de la relation qui existe entre la vitesse de course et les réactions d'appui, si l'on détermine les différentes phases de la force dégagée au niveau des articulations, on peut savoir comment, et en fonction de quoi s'organisent les différents éléments de la technique de course en corrélation avec sa vitesse.

Une fois ces question résolues, il devient possible de dégager certaines recommandations à l'usage des athlètes.

Notre expérience a porté sur 12 coureurs de niveaux différents.

Les réactions de l'appui ont été enregistrées à l'aide de deux plateformes de tension placées respectivement devant et derrière l'obstacle.

La course a eu lieu avec départ accroupi.

On a également procédé à une double prise de vues stroboscopique de la course de 3 athlètes, en même temps que l'on enregistrait les réactions d'appui.

A partir des données initiales, on a calculé :
-           les forces et les impulsions maximales et moyennes de trois réactions d'appui,
-           les caractéristiques temporelles et spatiales
-           les caractéristiques cinématiques ultra cycliques linéaires et angulaires
-           les forces jouant à l'intérieur des masses les forces articulaires et leurs phases, pour les différents segments des deux jambes.

CARACTÉRISTIQUES TEMPORELLES ET SPATIALES

La vitesse de franchissement des obstacles est de 6,5± 0,71 mètre/sec.
La longueur de la foulée, au moment du passage     3,47± 0,17 m.
La distance depuis l'emplacement de l'appel jusqu'à l'obstacle, et de l'obstacle jusqu'à l'emplacement de la réception est respectivement de 2,08±0,09 m et 1,39±0,13 m.

Les résultats de l'analyse corrélative et de l'analyse non linéaire et régressive n'ont pas mis en évidence de relation fiable entre la vitesse de course, la taille de la foulée de franchissement et les distances entre emplacement d'appel - obstacle et obstacle- emplacement de réception.

I1 ressort donc que la longueur de la foulée de franchissement et ses caractéristiques propres dépendent de la longueur des jambes et du style de course. Ce que viennent confirmer les données de V.BALANCINEB (1977).

Par ailleurs se sont avérées justes les conclusions de nombreux chercheurs sur le lien très étroit existant entre la vitesse de course et la durée de la phase de passage de l'obstacle où il n'y a pas d'appui (le coefficient de corrélation est ici égal à 0,86).

REACTIONS D'APPUI

La vitesse de course s'est avérée liée de façon positive au maximum de la composante verticale et de façon négative à la valeur absolue de l'impulsion de freinage, au niveau de la composante longitudinale de la réaction d'appui lors de l'appel (Fig. 1).

Les corrélations sont égales respectivement à 0,75 et 0,78.

En d'autres termes : les coureurs de haies de haut niveau sont moins freinés et, par là même, présentent un angle de déviation du centre de gravité beaucoup moins important.  Leur trajectoire de passage est relativement douce.

Tout cela confirme les théories de V.EISTJAKOV et de V. BREJZER (1971) concernant les divers procédés d'accélération de la vitesse lors du passage de l'obstacle.
En partant des réactions d'appui, nous avons mis en évidence un coefficient lié à la vitesse de passage de l'obstacle (relation corrélationnelle=0,82) et que l'on peut utiliser pour évaluer l'efficacité de l'action réciproque vitesse-appui.

Ce coefficient est égal à une fraction où le numérateur est la somme des impulsions de l'appel, et le dénominateur la somme des valeurs absolues de toutes les impulsions de freinage des composantes longitudinales au niveau des réactions d'appui lors de l'«attaque» de l'obstacle et de la réception après l'obstacle.

Les impulsions d'appel ont les valeurs suivantes 0,85=0,77 kgss, et 1 82±, 0,66 kgss (lors de la première et 2ème phase d'appui).  Les impulsions de freinage ont comme valeur : 6,36±3,9 kgss et 1,81 kgss (lors de la 1ère et de la 2ème phase d'appui).  Le coefficient est alors égal à 0,509±0,367.

A son tour, la diminution des valeurs absolues du freinage est déterminée par la réduction des temps de freinage (relations corrélationnelles respectivement équivalentes à 0,80 et 0,88 pour chacune des Phases).  La durée du freinage est liée négativement à la vitesse de la course (relations corrélationnelles respectivement égales à 0,72 et 0,62, pour chaque phase de l'appui).

Tout cela nous permet de tirer la conclusion suivante : les coureurs les plus qualifiés présentent un indice de freinage, lors de l'attaque, particulièrement faible; par conséquent, la perte de vitesse du centre de gravité génèrale de leur corps est elle aussi moins importante; et la trajectoire de leur passage de l'obstacle moins brusque.  Tout cela grâce à une réduction de la durée du freinage (dont les valeurs moyennes équivalent à 105±22m/sec, pour un temps d'appui de 144±45 m/s.)

L'APPEL

Il est possible de réduire le temps de freinage :
-             soit en posant la jambe d'appel plus verticalement
-             soit en augmentant la puissance au niveau des articulations de la hanche et des genoux
-             soit en conjugant les deux procédés.

I1 est évident que l'on ne peut pas faire varier indéfiniment l'angle de pose du pied.  Naturellement, il doit correspondre de façon optimale à la vitesse de la course, à la masse du corps de l'athlète et à ses capacités de vitesse force.

Dans le cas contraire , on risque de ne pas avoir suffisamment de temps pour développer l'impulsion de la force verticale (par conséquent la trajectoire de franchissement ne sera pas suffisamment haute) et l'athlète ne pourra passer l'obstacle.  Aussi, le rôle le plus déterminant lorsqu'il s'agit de réduire le temps de freinage peut être joué par les divers moments de force.

Sur la figure 1, on peut voir qu'avant la phase d'appui, au moment de l'attaque, et juste à son début les moments de force dans les articulations proximales des deux jambes provoquent leur rapprochement :
-                 au niveau de l'articulation coxo-fémorale de la jambe d'appel, le moment d'extension se développe alors que sous l'action du poids du corps et des forces d'inertie, la cuisse se plie (dessin 2)
-                 au niveau de l'articulation du genou, c'est la phase de flexion de la jambe qui se développe(dessin 1) comme si le coureur voulait «attirer l'appui sous lui».

Le moment de force au niveau de l'articulation coxo-fémorale de la jambe libre, est ici aussi développé lors de la flexion de la cuisse.

Ce sont précisémment les efforts mis en oeuvre par les articulations coxo-fémorales qui sont susceptibles de réduire le temps de freinage et d'assurer un passage rapide vers la phase d'appel.

Ici les moments de force au niveau de l'articulation des hanches coïncident avec les vitesses angulaires des cuisses (dessins 1 et 2)

Pourtant, le reste du temps cette coïncidence lors de la période d'appui est relativement insignifiante.

Si au début de la phase d'appui, la hanche de la jambe libre, sous l'action de la force exercée au niveau de l'articulation coxo-fémorale accuse une accélération de la flexion, par la suite, cependant, la progression de la vitesse est ralentie.

Cela se produit à la suite d'une brusque poussée lors de la phase d'extension qui augmente une nouvelle fois par la suite.  Ce qui entraine un ralentissement par inertie de la flexion de la cuisse.

Aussi. il faut quelque peu corriger le conseil habituellement donné «au dernier moment de l'appel, il faut veiller à produire un mouvement actif aussi bien au niveau de la jambe libre, que du buste et des bras» : en effet, cette recommandation n'est valable que pour le premier tiers de la période d'appui.

La cuisse de la jambe d'appel se détend après le premier tiers de la phase d'appui.  Mais le moment de la force au niveau de l'articulation coxo-fémorale, est orienté vers la flexion et opposé au moment de la force dans l'articulation identique de la jambe libre.

Les moments de la force au niveau des articulations distales de la jambe d'appel sont pratiquement tout le temps orientées vers un amortissement et contre une réduction angulaire dans l'articulation du genou et de la cheville.  Le pied descend au début, sous l'action du poids du corps et des forces d'inertie, alors que la jambe se fléchit (dessin 2).  L'action des différents moments de la force conduit à une flexion du pied et à un redressement de la jambe, au niveau des articulations du genou et de la cheville.

Toutes ces données nous montrent que la cuisse de la jambe d'appui ne participe pas activement à la propulsion de l'athlète (poses 2-3 dessin 1).

Ces données s'accordent, par ailleurs, avec des éléments de la biodynamique de la marche, de la marche :sportive, et de la course de sprint.(cf. V. Zaciorskij et autres. 1977).

En même temps, les articulations distales jouent le rôle de maillons dans l'organisation du mouvement d'appel vers l'avant et vers le haut.  Et c'est seulement lors de la phase suivante de la période d'appui, que le moment des forces se développe au niveau de l'articulation coxo-fémorale, et ce moment est dirigé vers une extension de la cuisse.

On n'observe rien d'analogue dans les autres modes de locomotions que nous venons d'énumérer (marche ... etc...)

Il est probable que cela est lié au caractère très spécifique du travail des bras et du buste au moment de l'appel; en tous cas, cela mérite une étude particulière.

Une des particularités les plus caractéristiques du mouvement des différents segments de la jambe libre est le geste de la jambe (littéralement «envoyée vers l'avant») qui se produit par suite d'une flexion de la cuisse et en entrainant le développement du moment d'extension au niveau de l'articulation du genou, au tout début de la période d'appui (pose 1-2 dessin 1).  Mais le mouvement de la jambe est freiné par la suite sous l'action du moment de force de flexion.

PÉRIODE SANS APPUI

Le début de cette période est caractérisé par une absence pratiquement totale de rotation au niveau de la cuisse de la jambe libre, jusqu'au moment ou le genou franchit la haie et ou le mouvement de «chasse» de la jambe se ralentit.  Les moments de la force, dans les articulations correspondantes, sont dirigés vers l'extension de la cuisse et la flexion de la jambe, c'est-à-dire : contre leurs forces d'inertie. Ils déterminent la position de la jambe libre.

Il est caractéristique qu'à partir du moment où débute le deuxième tiers de la phase d'appui et pendant toute la période d’ »envol », on enregistre une certaine activité au niveau des quadriceps (B. NIKITIN 1970) de l'extenseur de la cuisse et du fléchisseur de la jambe.

La cuisse de la jambe d'appel est fléchie sous l'action du moment de force dirigé vers la flexion.

Dans son ensemble, l'action des moments de force au niveau des articulations proximales correspondantes des deux jambes s'exerce dans des directions différentes et conduit à un rapprochement des deux cuisses.
Dès que le genou de la jambe d'appel a franchi l'obstacle, la vitesse de flexion de la cuisse décroit brutalement sous l'action du moment de force, dirigé vers son extension (pose n°6, fig. 1).  L'action du moment de flexion, au niveau de l'articulation coxo-fémorale de la jambe libre entraine un abaissement de la cuisse jusqu'à ce que le genou franchisse la haie.

La jambe se fléchit dès que le pied passe la haie (dessin 2, pose 6).

PERIODE D'APPUI A LA SORTIE DE L'OBSTACLE.

Ici on remarque que le mouvement de rotation de la cuisse (jambe d'appel) et du moment des forces (au niveau de l'articulation coxo-fémorale - Fig 1-2, pose 7-8) ont des directions différentes.

La cuisse de la jambe qui franchit latéralement la haie, sous l'action du moment de l'extension, s'abaisse, tandis que le mouvement de «chassé» de la jambe ralentit sous l'action du moment de flexion

Ici aussi on enregistre une action importante des muscles de l'articulation coxo-fémorale, exercée sur les cuisses des deux jambes, et qui provoque le rapprochement des deux cuisses pendant toute la durée de la période d'appui.

Au niveau des articulations distales de la jambe d'appui, les moments tendent vers l’amortissement, lui même suivi d'un mouvement de la jambe qui se repousse du sol.

Tout comme lors de la lère période d'appui, on remarque ici aussi un mouvement d'amortissement du pied suivi d'une rotation rapide dans le sens des aiguilles d'une montre.

Dans l'ensemble, on peut dire que dans le mouvement de prise d'appel, ce sont les articulations distales qui jouent le plus grand rôle.


CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS PRATIQUES

1.       Les athlètes de haut niveau passent l'obstacle en perdant moins de vitesse, au moment de l'appel.
2.      Il est possible de réduire la perte de vitesse en réduisant le temps de freinage. Cela s'obtient grâce à un effort soutenu des muscles des articulations coxo-fémorales des deux jambes afin de rapprocher les 2 cuisses au maximum. De même, on y parvient grâce aux efforts des articulations des genoux pour que la jambe d'appel se

fléchisse et que la jambe libre effectue un  mouvement de «chassé».
3.       Il est tout à fait justifié de recommander un mouvement très accentué de rapprochement des cuisses. avant et au début du mouvement d'appui lorsqu'on attaque l'obstacle.
4.       A partir du 2ème tiers de la période d'appui, il convient d'accentuer le freinaje de la jambe libre.
5.       A la descente de l'obstacle, au début de la période d'appui, il faut veiller très attentivement à rapprocher les cuisses.


















Figure 1 :
graphiques des moments de forces au niveau des articulations du sujet testé.
- Vitesse de passage de l'obstacle : 7,22 m/sec.
- Longueur de la foulée de saut : 3,3 m, et de ses composantes : 2,01 m
                         1,28 m
- Durée des temps d'appui : 0,132 sec.
                                                  0,16 sec.
- Durée de la période sans appui : 0,34 sec.

Légende : 1,2,3 - moments de force au niveau des
articulations (en Newtons).
a)  du pied
b)  du genou                           
c) coxo-fémorale
          - de la jambe d’appui (ligne pleine)       
          - de la jambe libre (pointillés)

Figure 2 : Graphiques des vitesses angulaires
par rapport à l'horizontale (en rad/sec).
- du pied (1)
-        - des jambes (2)
-        - des cuisses (3)

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